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Rencontre des coordinateurs à Grenoble

Pinky Cupino (Philippines) et Lori Megivern (United States) rencontrent les écoles des Eaux Claires et de Crest

23 mars 2007



En novembre, 2006, Pinky Cupino, directrice du Center for Positive Futures aux Philippines et Lori Megivern, professeur d’Histoire au lycée de Cortland aux Etats-Unis sont venues à Grenoble, France pour rencontrer les àtudiants et les enseignants qui allaient participer au projet GCI. La rencontre a permis les participants français à apprendre plus sur comment les gens aux Etats-Unis perçoivent la France, et sur la vie aux Philippines.



A propos des Etats-Unis …

La rencontre entre Lori Megivern et les élèves du collège des Eaux Claires et du lycée de Crest a permis d’échanger sur les représentations que nous avons les uns des autres.

Lori Megivern au collège des Eaux Claires, novembre 2006

Pour Lori, la France évoque :
- Les Alpes et le ski
- Le coq gaulois
- Les lieux historiques comme Versailles, le Louvre, la Tour Eiffel …
- Les pâtisseries

Mais en fait, vu des Etats-Unis, la perception de nos pays est celle de l’Europe plutôt que de la France en particulier « Tous nos ancêtres viennent d’Europe. J’ai moi-même des ancêtres italiens et irlandais et un petit peu de sang français : vous êtes nos « grands-parents » ; en ce qui concerne l’Histoire, nous sommes un enfant : votre histoire est beaucoup plus longue que la notre ».

Pour les élèves, les Etats-Unis évoquent, entre autres, le drapeau américain, la statue de la liberté, Georges Bush, l’Empire State Building, le Coca Cola (la « coca cola country » comme dit Lori), Mac Donald, les firmes multinationales, la puissance du dollar, le sport, et les stars de rap.

Collège des Eaux Claires, Grenoble

Collège des Eaux Claires, Grenoble

Photomontage réalisé par un élève du lycée de Crest

A propos des Philippines

Pinky Cupino au collège des Eaux Claires, janvier 2007

Questions-réponses avec les élèves

E : Quelle est la monnaie des Philippines ?
P : La monnaie des Philippines est le peso ; le centime est le centavo. 63 pesos représentent 1 euro. Avec 63 pesos, vous pouvez acheter un hamburger avec un soda. Mais les salaires philippins sont bas. Le salaire minimum est aux alentours de 3 à 4 euros. Les gens qui fabriquent les puces électroniques et montent vos ordinateurs gagnent ce revenu. Et nombreuses sont les personnes qui gagnent moins que cela, surtout dans les zones rurales … C’est très peu pour la famille moyenne de 2 parents et 4 enfants. Avec cela ils doivent se loger, se nourrir, s’éduquer, se soigner, se vêtir …

C’est également très peu comparé au salaire moyen français (environ 75 euros par jour).

E : Cela a-t-il pour conséquence que les enfants travaillent jeunes ?
P : Il y a différents types de Philippins : 1% de la population est très très riche 9 % sont des classes moyennes 90 % sont pauvres

Par conséquent, les enfants des classes les plus pauvres travaillent très jeunes effectivement.

E : L’école est-elle obligatoire aux Philippines ?
P : Le système éducatif philippin :
- Ecole maternelle (4-6 ans)
- Ecole élémentaire (7-12 ans)
- Le lycée (13-16 ans)
- L’université (à partir de 17 ans)

Seule l’école élémentaire est obligatoire ; les enfants quittent souvent l’école à 12 ans. Non seulement parce que leur familles ont besoin d’argent, mais aussi parce qu’il y a très peu de lycée à la campagne. Aller à l’école signifie parcourir de grandes distances.

Le cercle vicieux de la pauvreté Ceci entraîne un cercle vicieux : les enfants pauvres ne vont pas au lycée ; ils n’obtiennent donc pas de bon boulot, et donc ils restent pauvres.

 [1]
Of these only elementary school is obligatory ; so many children leave school at 12 years old. This is not only because their family might need money, but because there are very few high schools especially in the country side. This means that they need to travel very far which costs money. This creates a vicious cycle : poor children do not go to high school ; therefore they cannot get good jobs, which means they stay poor.

In fact some children do not even go to elementary school, because in some rural areas, for example the mountains, there are no schools and it is dangerous for teachers to go there. Even though legally speaking elementary school is compulsory not all children have the privilege of education.

Philippines’s history

Nowadays one in ten Filipinos lives in Manila because there is little work elsewhere. Many of them live in shanty towns. These shanty towns are built on marshes so there are lots of mosquitoes and diseases.

But don’t be sad about the Philippines ! The story of this country is one of struggle and hope. For 300 years, the Philippines were a Spanish colony and this is why there are a lot of Spanish names in the Philippines (“Garcia”, “Marques”).

Before the Spaniards arrived five percent of the country was Muslim and the rest were animists. Now, after colonization, the majority of the country is Catholic.

There were lots of struggles against the Spanish, who treated the Filipinos very badly. After this, the colonizers changed, and at the end the 19th century the Philippines were run by the US. Independence was achieved in 1946.

As we can see, the Philippines have a history of fighting for a more dignified life. They are a hopeful nation struggling for a better life.